11 octobre, proche de l'Angola
Lever bien tard aujourd'hui ! 7h20 ! Un record. L'eau est froide dans le camp
Himba... Nettoyage donc au gant de toilette... brrr. Départ à 9h10 vers les magasins, tous fermés car nous sommes dimanche. Heureusement les provisions étaient faites mais pour ce qui est du pain
frais, nous en sommes pour nos frais
.
Direction Ruacana à plus de 300km vers le nord et la rivière Kunene, réputée pour ses crocodiles. Sur la route, macadamisée pourtant, nous aidons un automobiliste qui a crevé un de ses pneus. Pourvu que cela ne nous arrive pas, pensons-nous. Le cric de l'autre véhicule a lâché et il faut un second pour lever le gros 4x4 chargé de marchandises. Malheureusement le nôtre est trop petit et ne permet pas un dépannage complet mais enfin, le pneu défaillant est au moins enlevé; il restera à trouver un autre cric plus puissant pour encore lever le véhicule de 3cm. Qu'à cela ne tienne, le gars nous remercie et nous poursuivons notre route.
Fin de la route goudronnée et piste qui suit. Alors là c'est aussi une première : comme la route était toute droite jusqu'à l'horizon, Raymond branche le totalisateur kilométrique temporaire de la voiture. Résultats : 73km de ligne droite, léger tournant à droite puis à nouveau 69km de voie rectiligne avant de rencontrer un nouveau virage ! C'est pas là que les pneus souffrent le plus sur leurs flancs ! Entretemps, nous nous arrêtons dans un village où nous devons être les seuls touristes à faire halte. Un groupe de noirs assis sur de vieux tonneaux jouent aux dés. Les conversations stoppent, le silence s'intalle un moment. Comme nous ne sommes plus très loin de la frontière avec l'Angola et que l'on sait que là-bas c'est un peu plus dangereux, Vanessa n'est pas très rassurée, Raymond se veut confiant. Salutations réciproques puis les discussions repartent. Tout se passe bien donc. Pourtant, à côté de notre 4x4 est stationné un vieux pick-up troué de balles (oui oui de vrais coups de feu ! Pas en notre présence je vous rassure tout de suite). Dans le café-magasin, le comptoir est protégé par d'épaisses barres de fer, signe que les vols, ici, on connait. Seule la patronne est présente. Commande d'une boisson fraîche pour chacun de nous. Nous nous asseyons autour de la seule table du café et buvons nos collations. Entre un jeune homme passablement émèché, semble-t-il. Il tente de placer deux mots à peu près corrects. Cela ne met pas en confiance, évidemment.
Arrive alors un monsieur bien plus âgé, avec comme couvre chef un vieux chapeau de cuir marqué "Marlboro". Superbes photos en perspective ! Vanessa demande à pouvoir le photographier. Il accepte, cela détend complètement l'atmosphère. Séance photos à l'intérieur puis à l'extérieur. Un bon moment passé ainsi à rire. Dehors les autres personnes rigolent avec le vieillard et nous-mêmes. Tout se passe donc très bien.
Un peu plus tard, barrage policier. Papiers du véhicule et permis de conduire réclamés par une charmante policière. Raymond ne sait plus où il a fourré le papier officiel international. A tout hasard, il donne le permis belge et fait un grand sourire à la jolie dame. Certainement sous le charme de Raymond (ben quoi, on peut tout de même se faire des illusions, non ?), elle finit par accepter ces seuls documents et nous laisse voie libre. Ouf !
Les roues tournent à nouveau et la frontière avec l'Angola est là à 50m. Il suffirait de continuer tout droit et nous serions dans un autre pays. Là où la sécurité, tout à fait à l'opposé de la Namibie, n'est pas garantie pour les touristes que nous sommes. Nous longeons ainsi la limite de ces deux pays sur de nombreux kilomètres. La centrale électrique de Ruacana nous empêche de voir les chutes d'eau qui sont utilisées pour produire le courant. Ce n'est pas très important car nous aurons notre cascade à Epupa. La piste prolonge la route frontalière... et là c'est le pire que nous ayons rencontré de tout le voyage. Sur plusieurs centaines de mètres, il n'y a que trous, bosses, fosses et tout cela en pente très forte que nous estimons par endroit à plus de 25% ! Il faut enclencher la boîte courte et en première pour passer de tels obstacles. Nous croisons un autre véhicule, descendant celui-là, avançant lui aussi avec la plus grande prudence. Rien que d'y repenser donne encore froid dans le dos, car bien sûr aucun accotement et sur les côtés, valait mieux ne pas s'y aventurer !

Cette piste s'améliore heureusement un peu mais pendant 46km ce fut un gymkana permanent. Et il aura fallu plus de 2h30 pour effectuer le parcours. Raymond adore conduire dans de telles conditions mais à la fin, il était complètement épuisé par la tension nerveuse. Sur cette route, nous chargeons un... policier qui se rendait à son travail à pied.
Il devait encore parcourir à ce moment une vingtaine de km !
Le trajet se termine enfin par l'accueil chaleureux dans le camping : jardin tropical tout autour de nous et le patron nous cueille des citrons directement sur les arbres ! Après notre installation au bord de la rivière Kunene, nous observons deux crocodiles en train de manger une proie. Heureusement ils sont loin et ne présentent pas de danger immédiat... La piscine est trop tentante et Raymond y plonge sans hésiter. Vanessa profite elle des hamacs, voluptueusement installée, elle s'y repose un moment.
La nuit sera bienfaisante pour tous les deux, fatigués que nous étions par la route.
Direction Ruacana à plus de 300km vers le nord et la rivière Kunene, réputée pour ses crocodiles. Sur la route, macadamisée pourtant, nous aidons un automobiliste qui a crevé un de ses pneus. Pourvu que cela ne nous arrive pas, pensons-nous. Le cric de l'autre véhicule a lâché et il faut un second pour lever le gros 4x4 chargé de marchandises. Malheureusement le nôtre est trop petit et ne permet pas un dépannage complet mais enfin, le pneu défaillant est au moins enlevé; il restera à trouver un autre cric plus puissant pour encore lever le véhicule de 3cm. Qu'à cela ne tienne, le gars nous remercie et nous poursuivons notre route.
Fin de la route goudronnée et piste qui suit. Alors là c'est aussi une première : comme la route était toute droite jusqu'à l'horizon, Raymond branche le totalisateur kilométrique temporaire de la voiture. Résultats : 73km de ligne droite, léger tournant à droite puis à nouveau 69km de voie rectiligne avant de rencontrer un nouveau virage ! C'est pas là que les pneus souffrent le plus sur leurs flancs ! Entretemps, nous nous arrêtons dans un village où nous devons être les seuls touristes à faire halte. Un groupe de noirs assis sur de vieux tonneaux jouent aux dés. Les conversations stoppent, le silence s'intalle un moment. Comme nous ne sommes plus très loin de la frontière avec l'Angola et que l'on sait que là-bas c'est un peu plus dangereux, Vanessa n'est pas très rassurée, Raymond se veut confiant. Salutations réciproques puis les discussions repartent. Tout se passe bien donc. Pourtant, à côté de notre 4x4 est stationné un vieux pick-up troué de balles (oui oui de vrais coups de feu ! Pas en notre présence je vous rassure tout de suite). Dans le café-magasin, le comptoir est protégé par d'épaisses barres de fer, signe que les vols, ici, on connait. Seule la patronne est présente. Commande d'une boisson fraîche pour chacun de nous. Nous nous asseyons autour de la seule table du café et buvons nos collations. Entre un jeune homme passablement émèché, semble-t-il. Il tente de placer deux mots à peu près corrects. Cela ne met pas en confiance, évidemment.
Arrive alors un monsieur bien plus âgé, avec comme couvre chef un vieux chapeau de cuir marqué "Marlboro". Superbes photos en perspective ! Vanessa demande à pouvoir le photographier. Il accepte, cela détend complètement l'atmosphère. Séance photos à l'intérieur puis à l'extérieur. Un bon moment passé ainsi à rire. Dehors les autres personnes rigolent avec le vieillard et nous-mêmes. Tout se passe donc très bien.
Un peu plus tard, barrage policier. Papiers du véhicule et permis de conduire réclamés par une charmante policière. Raymond ne sait plus où il a fourré le papier officiel international. A tout hasard, il donne le permis belge et fait un grand sourire à la jolie dame. Certainement sous le charme de Raymond (ben quoi, on peut tout de même se faire des illusions, non ?), elle finit par accepter ces seuls documents et nous laisse voie libre. Ouf !
Les roues tournent à nouveau et la frontière avec l'Angola est là à 50m. Il suffirait de continuer tout droit et nous serions dans un autre pays. Là où la sécurité, tout à fait à l'opposé de la Namibie, n'est pas garantie pour les touristes que nous sommes. Nous longeons ainsi la limite de ces deux pays sur de nombreux kilomètres. La centrale électrique de Ruacana nous empêche de voir les chutes d'eau qui sont utilisées pour produire le courant. Ce n'est pas très important car nous aurons notre cascade à Epupa. La piste prolonge la route frontalière... et là c'est le pire que nous ayons rencontré de tout le voyage. Sur plusieurs centaines de mètres, il n'y a que trous, bosses, fosses et tout cela en pente très forte que nous estimons par endroit à plus de 25% ! Il faut enclencher la boîte courte et en première pour passer de tels obstacles. Nous croisons un autre véhicule, descendant celui-là, avançant lui aussi avec la plus grande prudence. Rien que d'y repenser donne encore froid dans le dos, car bien sûr aucun accotement et sur les côtés, valait mieux ne pas s'y aventurer !

Cette piste s'améliore heureusement un peu mais pendant 46km ce fut un gymkana permanent. Et il aura fallu plus de 2h30 pour effectuer le parcours. Raymond adore conduire dans de telles conditions mais à la fin, il était complètement épuisé par la tension nerveuse. Sur cette route, nous chargeons un... policier qui se rendait à son travail à pied.
Il devait encore parcourir à ce moment une vingtaine de km !
Le trajet se termine enfin par l'accueil chaleureux dans le camping : jardin tropical tout autour de nous et le patron nous cueille des citrons directement sur les arbres ! Après notre installation au bord de la rivière Kunene, nous observons deux crocodiles en train de manger une proie. Heureusement ils sont loin et ne présentent pas de danger immédiat... La piscine est trop tentante et Raymond y plonge sans hésiter. Vanessa profite elle des hamacs, voluptueusement installée, elle s'y repose un moment.
La nuit sera bienfaisante pour tous les deux, fatigués que nous étions par la route.
Publicité