8 octobre, Etosha

Lever à 5h55 (remarquez la belle précision !). Hélas, Raymond ne retrouve pas son gsm. Où peut-il se trouver ? Tout est fouillé, en vain. Aucun téléphone public ne fonctionne, il faut faire appel à la bonne volonté (réelle et sans problème) de la réception du camp.  Raymond appelle donc son opérateur belge pour faire bloquer sa carte. Conséquence, plus question d'appeler la famille ou d'être appelé en cas d'urgence. Il faudra donc acheter une carte gsm locale permettant toutefois les appels internationaux et, bien entendu (c'est le cas de le dire), être appelés. Chose dite, chose faite, heureusement cela existe ici !

Avec tout cela nous avons perdu pas mal de temps et c'est à 7h20 que nous franchissons la barrière du camp, direction des plans d'eau. Et là, récompense, un éléphant est en train de boire, pendant que 3 autres cheminent très lentement vers un point invisible pour nous.  Puis c'est l'hyène, très rare en plein jour, des chacals dévorant une carcasse et un autre groupe d'éléphants. Nous étudions leur direction; il y a la possibilité de se placer sur leur chemin (enfin, tout proche de leur route) sur une piste adjacente. Nous nous dirigeons vers cet endroit où nous sommes les tout premiers. Super !  Nous allons voir un spectacle exceptionnel. Rapidement, bien sûr, d'autres véhicules nous ayant repérés, arrivent sur place. Tout le monde est correct et personne ne stationne devant nous. Les trois éléphants continuent à avancer et se retrouvent à 30m de nous. Un moment d'hésitation du premier animal. Nous pensons qu'il veut faire demi-tour. En fait, pas du tout, nous ne représentons aucun danger pour eux, simplement il attendait ses deux congénères. Et les trois animaux de passer devant notre voiture à moins de 20m ! Superbe image immortalisée évidemment.

Il fait à présent très chaud, même le vent souffle chaud. Les animaux s'abritent, nous faisons de même... dans la piscine. Un dîner de luxe nous attend pour midi avec un délicieux kudu que nous vous recommandons chaudement, c'est un régal.  Je sais, je sais, je l'ai déjà dit, mais le kudu c'est tellement bon !

Départ à 16h pour la recherche des animaux et à Okondeka, surprise, 9 lions et lionnes ! des centaines de gnous, springbox, girafes, zèbres. Tous les animaux sont aux aguès.  Un zèbre, distrait, est repéré par une lionne qui se déplace silencieusement vers lui. Une girafe, attentive et altruiste, se met en travers de la route de la lionne ! La belle grosse peluche, pas si affamée que cela, renonce à ses projets et retourne vers son groupe, la girafe gagne et le zèbre aura ainsi la vie sauve.

Sur l'horizon, le petit incendie que nous avions vu au loin a terriblement grandi. Il couvre à présent des dizaines de km de long ! Photos. Comme les lions ne bougent pas nous allons vers Adamax où nous devrions voir les oiseaux tisserants. Malheureusement toutes les routes sont barrées pour raison de travaux. Dommage. Nous revenons vers nos lions...

Qui entretemps ont bougé. Ils se dirigent tous vers un point bien précis où nous appercevons soit une bagare, soit plus vraisemblablement la capture d'une proie. Mais comme tout cela se passe à 300m environ la scène est hélas masquée par les hautes herbes; nous voyons surtout la poussière soulevée et de temps en temps le mouvement du corps d'un lion. Et toute la troupe de lions, lionnes se retrouve dans les parages de cet événement dont nous ne saurons pas grand chose. Toutes les voitures partent, sauf deux, dont vos serviteurs... Cette patience sera récompensée. En effet, trois lionceaux déjà bien costaux, descendent une colline voisine et s'apprêtent à passer à côté de nos deux voitures ! Et c'est ce qui advient : les trois bêtes, arrivent à notre hauteur, nous regardent, nous toisent, nous jaugent puis poursuivent leur chemin jusqu'à ce mystérieux endroit où il se passe quelque chose... Une véritable famille lionne que nous avons ainsi pu observer tout à loisir.  D'une voiture à l'autre nous nous félicitons de notre chance !

Le soir, au plan d'eau éclairé, 19 (oui oui vous avez bien lu, 19) éléphants viennent boire. Des grands et des petits. Tout ce monde de géants tourne sans arrêt d'une rive à l'autre du plan d'eau. Aucun autre animal ne peut être présent et les éléphants règnent en maîtres absolus. Bien abreuvés, les éléphants se retirent et laissent place à un rhino, puis deux autres, qui se disputent... Un seul rhino peut boire les autres repartent la corne entre les pates ;-)

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