6 octobre, Etosha

A 6h10, réveil pour tout le monde ! Y compris pour les photographes qui en profitent pour voir la lune couchante et le soleil levant. Les lumières sont douces mais la montagne se teinte d'un rouge profond.

Nous découvrons que la lune croit et décroit dans le sens opposé à celui de l'hémisphère nord ! En effet sous l'équateur, dans l'hémisphère sud, le premier quartier commence par la gauche et le dernier quartier se retrouve à droite, exactement l'inverse de ce que nous voyons en Europe.

A présent, nous nous dirigeons vers Etosha, l'un des grands rendez-vous de notre voyage, à savoir la rencontre avec les animaux sauvages. Pourvu qu'ils soient bien là ! C'est en effet l'un des buts de Raymond de pouvoir approcher et photographier of course, ces belles bêtes que l'on voit au zoo mais qui sont encore plus belles lorsqu'elles sont dans leur environnement.

Sur le chemin, nous traversons une localité un plus plus importante, Otjiwarongo. Vanessa en profite pour "mitrailler" la population locale. Les élèves sont tous habillés dans un même uniforme bleu. Les étudiants aussi d'ailleurs ! Quelques visages typiques sont également mis en boîte. Suite à d'importants travaux sur la voirie, une déviation est mise en place... mais pour nous pauvres touristes, les indications sont bien maigres. Raymond s'arrêtera auprès de policiers en faction (traduisez "un verbalise, l'autre est assise sur une chaise" ) pour retrouver la bonne direction. Heureusement, ici, les gens sont compétents et m'expliquent clairement ce qu'il me reste à suivre pour retrouver la route d'origine.


Nous franchirons ainsi un "passage à niveau". De fait les rails, et donc le train, traversent la route. Il n'y a pas de barrière ni automatique ni manuelle. Il est obligatoire de marquer un stop avant de passer les rails... et comme la vue est dégagée au moins 10km dans un sens et autant dans l'autre, on a tout le loisir pour voir s'il y a un danger quelconque. N'empêche, nous verrons les voitures s'arrêter scrupuleusement et respecter le code de la route (il y a quelques personnes chez nous qui devraient s'en inspirer...). 

Tout à coup, en pleine nature, surgissent des babouins qui traversent la piste devant nous. Oups, nous avons failli en écraser l'un ou l'autre. La vue des animaux sauvages s'approche donc à grand coup de roues. Cela promet !

Longues lignes droites après Tsumeb puis direction Etosha et le camp de Namutoni.

Ethosha, c'est une zone protégée de 22912km2. ! 2/3 de la Belgique ! L'une des réserves les plus grandes au monde pour les animaux.  C'est dire si les animaux sauvages ont de la place et qu'il ne sera pas nécessairement assuré que nous verrons ces animaux tant espérés.

 Et là première surprise, quelques km avant le camp, notre première girafe. Photos évidemment. Comme il y a, paraît-il environ 1500 girafes dans Etosha, nous devrions donc en voir encore d'autres. Notre attente ne sera pas déçue.  Dès notre installation au parc terminée (et le payement des droits d'entrée plutôt élevés), nous nous rafraîchissons dans la piscine car c'est l'heure la plus chaude de la journée. Il fait 36° à l'ombre... Ensuite c'est la plongée dans la savane à la découverte de ce monde nouveau rempli de bêtes, grandes ou petites. Déjà les premiers springbox sont là à nous regarder passer, bougeant à peine car il fait toujours tout aussi chaud. Puis une girafe, bien plus proche que la précédente. Et tout à coup Vanessa (toujours l'oeil attentif) crie "là un éléphant" ! Un animal énorme à 100m de la piste. Un solitaire. Photos. Il ne s'occupe pas de nous, d'ailleurs notre présence ne l'intéresse pas, on peut même dire qu'il s'en f...

Repas en pleine brousse, là où l'on peut sortir de la voiture. Pourtant rien ne nous protège d'un prédateur quelconque. Au contraire, les maigres piquets sont sans barbelés et la barrière qui devrait fermer l'enclos n'existe plus. Nous dînons en vitesse, exités par ce que nous avons déjà vu. Dès cet instant, nous verrons de toutes sortes d'animaux sauvages, parfois seuls, souvent en groupe : springbox toujours, zèbres, gnous, antilopes, etc. sans oublier les nombreux oiseaux. Pas de lion toutefois.

Le soir nous soupons dans l'ancien camp militaire allemand (rappelons que la Namibie fut début du 20e siècle sous domination allemande, leur seule colonie), excellent plat local avec du kudu, la meilleure viande que Raymond ait jamais mangée dira-t-il. Et cela se confirmera au fil des jours, le kudu est une viande exceptionnelle, sans le moindre gras ni nerf, tendre à souhait et au moins aussi goûteuse que le gibier de nos bonnes Ardennes.

Cette nuit, autres animaux mais bien moins désirables ceux-là : les moustiques. Raymond au cuir solide et corriace n'intéresse pas ces petits insectes, par contre, Vanessa sera tellement attaquée qu'elle ira dormir dans la voiture, là où aucun d'entre eux n'est encore entré et n'entrera d'ailleurs.  Il est minuit !

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