12 octobre, Epupa falls
Nuit calme, tout en repos dans un écrin de verdure tropicale. Cela fait du bien. Nous avions
décidé la veille de faire "grasse matinée" et nous nous levons à 6h40, presque comme d'habitude ! Se laver, déjeuner puis... piscine à 8h30 dans une eau limpide et délicieusement chaude. Le pied
!
Ensuite, séance photos pour Vanessa qui se promène parmi les bananiers et Raymond qui reste plus de 20 minutes pour photographier un lézard refusant de sortir de sa cachette protectrice.
A 10h50, départ pour une nouvelle piste. Si dans les mille premiers mètres, les cailloux et les trous sont présents, cela s'améliore rapidement. Notre trajet sera nettement moins difficile
qu'hier. La voiture avance toutefois doucement et à midi, le long de la piste, nous prenons l'apéro aux fruits secs et un peu d'eau à base de houblon. A Epembe, arrêt pour l'achat de souvenirs
Himbas. Là le contact avec les personnes se passe mal. Contrairement à ce que nous avions fait jusqu'à présent, nous acceptons de payer 10$N pour prendre des photos de 4 Himbas; bien mal nous en
a pris car à peine 8 photos prises, voilà qu'une des dames se révolte et veut plus... 40$N (10$N pour chacune). Comme nous achetons des bibelots, nous contestons ce montant supplémentaire,
poursuivons la séance photos. Nous avons dû rentrer rapidement dans la voiture en refusant tout nouveau payement car nous risquions d'être agressés ! Décidément selon les endroits, les Himbas
peuvent être très agréables comme très menaçants.
Arrivée au camp vers 16h30. L'accueil est charmant, un peu trop même puisque la dame, très accorde (au sens littéral du terme) pour Raymond vient constamment le retrouver, lui déclarant qu'il a
un beau sourire, demandant si Vanessa est bien ma fille (sous entendu et non ma femme...), si l'emplacement de camping nous convient ! Bref l'Homme lui plaît ! Raymond pense surtout à ceux et
celles qui sont en Belgique et, vaillament, résiste à ces avances explicites
. Nous prenons un (deux) verre(s) sur la
terrasse surplombant la rivière Kunene, celle des crocodiles. Quel plaisir et quel luxe ! Après ce repos bienfaisant, nous partons à pied pour les photos des chutes d'Epupa et des baobas
accrochés on ne sait trop comment au bord du précipice : 35m de hauteur ! Un plaisir artistique que l'on ne se refuse pas, surtout qu'il s'accompagne d'un "exploit" d'alpinistes par endroit !
La rivière, connue pour ses crocodiles, tente Raymond. Il se renseigne et les indigènes lui confirment qu'il y a bien de ces animaux féroces dans l'eau mais en principe plus haut et rarement à
l'endroit des chutes... N'empêche le danger existe. Deux Allemands osent faire trempette, les Namibiens allant dans les rochers qui, eux, sont inaccessibles aux crocos...
La tentation est grande et Raymond, finalement, plonge à son tour une tête dans la rivière. Au sortir de l'eau, il verra un animal de grande taille, jaune et noir... un varan ! Ouf ce n'était pas
un crocodile. Le lendemain, nous verrons deux crocodiles 500m plus haut dans la rivière...
Après souper, nous retournerons sur la belle terrasse, la nuit déjà bien présente pour écouter les bruits de la chute d'eau, ceux des oiseaux et les autres, plus mystérieux, d'animaux rôdant aux
alentours. Un saucisson local, extra, nous accompagne, Vanessa lui trouvant un goût d'Afrique, semblable au goût du lait... africain ! Le ciel est rempli d'étoiles mais toujours avec une
voie lactée qui se devine mais refuse de se montrer sous ses plus beaux atours.