23 octobre, Solitaire

Lever confortable à 8h ! Comme la veille, petit déjeuner abondant, frais et copieux. Nous quittons cet endroit luxueux en empruntant l'autoroute du Kalahari, vers Walvis Bay. De là, direction le désert, sur une piste droite entourée de sable; nous ne voyons que cela à perte de vue. Et puis tout à coup, une petite route menant à une usine. 3 hommes en salopette sont appuyés sur un balai. Que font-ils dans ce coin perdu ? Ils balayent le désert ! Incroyable, voilà de quoi donner des idées à nos hommes politiques pour favoriser le plein emploi ! En fait, ces trois courageux, sous un soleil de plomb, dégagent la route pour permettre aux lourds camions d'accéder à l'usine...


La route est plate sur plusieurs dizaines de kilomètres avant d'atteindre la montagne avec le Kuiseb Pass, une pente moyenne à 11%. Mais à partir de là, ce ne sont que descentes et montées raides qui se succèdent. La route est bonne heureusement. Midi déjà. Nos yeux stupéfaits regardent incrédules deux cyclistes que nous croisons ! Quels sportifs, un véritable exploit car ils roulent sur une piste, des cailloux et... sous le soleil brûlant ! Chapeau.


Sur notre gauche, nous apercevons une grotte. Pour y accéder un vague chemin très pentu, rempli de cailloux roulant les uns sur les autres et à peine carrossable. Que fait-on ? Faut-il vraiment se poser cette question devant un aussi beau coin ! Ni une ni deux, en voiture Simone, nous descendons ce chemin. Facile de descendre mais il faudra remonter... Dans la grotte, nous mangeons une tartine de confiture qui goûtera autant qu'un buffet de roi ! Après cet intermède relax, nous observons la pente qu'il va falloir à présent (re)gravir. Brrr ! En effet la pente était facile à dévaler, mais dans l'autre sens... il faut la remonter. Là Vanessa a bien cru qu'elle devrait aller pousser le lourd 4x4, puis que nous verserions dans le ravin tout proche. Un petit enfer que cette montée ! En première, boîte courte et différentiel bloqué, nous arriverons finalement à sortir de ce piège paradisiaque ou démoniaque (je vous laisse choisir) !


La route se poursuit vers Solitaire, ce coin perdu au carrefour de deux routes. Il n'y a strictement rien à cet endroit, si ce n'est une boulangerie, une station service, une épicerie et un hôtel... Mais le génie du patron a été de créer là bas un « Badgad café » incontournable en Namibie ! En quelques minutes le tour de Solitaire est fait et Raymond y mangera la célèbre « apfelstrudel », délicieuse tarte aux pommes préparée comme les grands-mères pouvaient le faire autrefois ! Par contre, Vanessa fera le tour de Solitaire en près d'une heure ! Car le patron a recueilli au fil des années de vieux tacots rouillés, des épaves de voiture qu'il a savamment disposées dans la propriété... Et là Vanessa va photographier chaque véhicule sous toutes ses coutures. Plus de 70 photos ! Comptez une minute par photo et vous saurez à peu près le temps exact que notre jeune artiste a mis pour « visiter » Solitaire ! Un record.


Pour la petite histoire, à Solitaire il y a aussi une cabine téléphonique. Chic, nous pourrons appeler nos familles. Pas de chance, comme dans le reste du pays, cette cabine n'est pas opérationnelle ! Nos cartes prépayées, vont-elles enfin servir un jour ? Il nous reste le mobile qui, lui, fonctionne. Un coucou de Solitaire vers la Belgique.


Il nous reste à rejoindre le camping, en principe à une dizaine de km de Solitaire. En fait l'entrée de la propriété se trouve en effet à cette distance. Mais, une fois passé la barrière, il reste encore 18km de piste sablonneuse à parcourir pour rejoindre la réception du camp ! Quelle propriété ! A perte de vue, c'est la savane parsemée de collines jaunies par le soleil; au centre, une rivière qui coule occasionnellement et bordée de nombreux feuillus. Il y a des animaux sauvages à cet endroit, des oryx, des springbox... peut-être aussi des carnassiers mais nous n'en verrons pas. Dans le camp une grande piscine... nous y plongeons directement ! Sous le chaud soleil, nos corps se rafraîchissent en douceur.


Le soir, après souper, nous prenons une douche, chaude s'il vous plaît, en plein air ! Eh oui, ici pas besoin de se cacher pour se laver, seuls la savane et les animaux sauvages peuvent nous voir... Le ciel se couvre, la pluie menace. Nous nous couchons tôt car Raymond fait des chutes de tension et serons les seules personnes présentes sur place pour la nuit ! Quel calme.

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :