13 octobre, Epupa falls
Deuxième jour à Epupa. Il fait calme dans le camp, cela nous permet un réveil à 7h. A 8h30, nous partons pour
une randonnée pédestre à la recherche d'hippopotames. Nous apprendrons plus tard qu'ils ont tous été tués ces dernières années et reviendrons donc bredouilles en photo d'hippo !
Mais par contre que d'aventures pendant cette balade ! Remonter ainsi une rivière n'est pas chose aisée. La berge droite, c'est l'Angola donc pas question d'y aller, c'est tout simplement interdit (nous n'avons pas de visa), la berge gauche est parfois escarpée, d'autres fois couverte de plantes infranchissables et... dans un endroit, un terrain privé appartenant à un autochtone. Comment passer ? A chaque fois la même question. Lorsque cela monte ou descend trop fort, nous pouvons contourner. Idem pour les ronces ou arbres couchés sur le sol. Mais la propriété, elle, est bien indiquée, la haie faite de branches entremêlées rendant toute progression impossible et cela dure sur des dizaines de mètres. Et tout à coup, sortant d'on ne sait où, une dame vient à notre rencontre, nous ouvre une porte, nous invite à traverser son potager (très bien achalandé d'ailleurs) pour nous conduire de l'autre côté vers une seconde porte. Sympa et agréable rencontre.
Un moment nous voyons des traces laissées par un gros animal. Nous pensons à l'hippo évidemment. Peine perdue mais ce serait la patte d'un crocodile ! Ouf, il n'est pas présent ! Nous redoublons de prudence. Vanessa régulièrement repère des rochers suffisament haut pour pouvoir les escalader et être hors de portée d'un animal sauvage. Raymond, décontracté, se dit que rien ne peut leur arriver. Nous remontons les rapides, enfin, nous les longeons. Superbes photos de cette eau qui coule vivement.
Arrive alors la grande frayeur de Vanessa. En remontant le cours d'eau, des vaches paissent et broutent l'herbe abondante. Nous passons devant elles sans encombre et arrivons dans un cul de sac (des ronces partout nous barrent le passage); il ne nous reste comme solution que celle de revenir sur nos pas. Et là, patatras, les vaches ne l'entendent pas de cette... corne ! Vous ne passerez pas ! Une vache gratte le sol de sa patte, baisse la tête prête à foncer sur nous.
Ses
grandes cornes de plus de 30cm chacune dirigées vers nos frêles poitrines... Il faut tout de même continuer notre route ! Raymond s'arme d'un bâton aussi robuste qu'une allumette, passe le premier
et se met en travers de la route de la vache qui hésite. Vanessa entreprend alors une savante marche derrière un arbre mais... au travers de ronces aux épines piquantes. Vanessa sortira sauve de
cette situation mais pas vraiment saine car couverte de griffes sur toutes les jambes ! A présent on en rit de ce moment douloureux mais sur place, notre coeur faisait boum boum ! Les lions et
lionnes ne représentaient rien à côté de ces deux affreux bovins peu délicats avec nos paisibles
personnes ! Nous l'avons échappé belle...
Après quelques km marchés vers l'amont, retout vers le camping. Et là, à 500m d'où Raymond hier encore se baignait, deux superbes spécimens de crocodiles nous observent du milieu de la rivière. Valait mieux ne pas mettre l'orteil dans l'eau. Pendant de nombreuses minutes nous avons observé les animaux qui, tels des bouts de bois flottants, restaient en surface pendant quelques secondes. Puis sans bruit, sans remous, s'enfonçaient dans l'eau et disparaissaient pour réapparaitre un peu plus loin... Photos bien sûr.
Pour nous remettre de nos émotions, arrêt au bar local pour une bonne et bien méritée bière ou limonade. Et là, tout le monde voulait se faire photographier avec Vanessa. La demande de toutes ces personnes était simple : "nous sommes pauvres, nous avons besoin de chaussures et de vêtements, s'il vous plait aidez-nous". Nous leur avons donné quelques vêtements et leurs mercis étaient sincères.
A nouveau dans le camp, Raymond décide de défier les crocodiles. Comme ils sont 500m plus haut, qu'aucun d'entre eux ne semble présent proche du camp, le barbu sans barbe (enfin pas encore ce jour-là, vous comprendrez plus tard pourquoi...) se relance à l'eau et incite Vanessa à faire pareil. A 17h, Vanessa ira elle aussi nager dans la rivière... Bravo ! Mais aussi quelle inconscience ! Avec le recul on se dit que l'on a été un peu fou. Nous avons survécu aux dangers des vaches, nous aurons aussi bravé vaillamment et avec succès le péril des crocos !
Nous retournons à la cascade pour de nouvelles photos, sous une autre lumière. Ensuite marche jusqu'au "magasin" Himba où Vanessa achète quelques souvenirs, c'est cher mais c'est pour le peuple Himba.
Mais par contre que d'aventures pendant cette balade ! Remonter ainsi une rivière n'est pas chose aisée. La berge droite, c'est l'Angola donc pas question d'y aller, c'est tout simplement interdit (nous n'avons pas de visa), la berge gauche est parfois escarpée, d'autres fois couverte de plantes infranchissables et... dans un endroit, un terrain privé appartenant à un autochtone. Comment passer ? A chaque fois la même question. Lorsque cela monte ou descend trop fort, nous pouvons contourner. Idem pour les ronces ou arbres couchés sur le sol. Mais la propriété, elle, est bien indiquée, la haie faite de branches entremêlées rendant toute progression impossible et cela dure sur des dizaines de mètres. Et tout à coup, sortant d'on ne sait où, une dame vient à notre rencontre, nous ouvre une porte, nous invite à traverser son potager (très bien achalandé d'ailleurs) pour nous conduire de l'autre côté vers une seconde porte. Sympa et agréable rencontre.
Un moment nous voyons des traces laissées par un gros animal. Nous pensons à l'hippo évidemment. Peine perdue mais ce serait la patte d'un crocodile ! Ouf, il n'est pas présent ! Nous redoublons de prudence. Vanessa régulièrement repère des rochers suffisament haut pour pouvoir les escalader et être hors de portée d'un animal sauvage. Raymond, décontracté, se dit que rien ne peut leur arriver. Nous remontons les rapides, enfin, nous les longeons. Superbes photos de cette eau qui coule vivement.
Arrive alors la grande frayeur de Vanessa. En remontant le cours d'eau, des vaches paissent et broutent l'herbe abondante. Nous passons devant elles sans encombre et arrivons dans un cul de sac (des ronces partout nous barrent le passage); il ne nous reste comme solution que celle de revenir sur nos pas. Et là, patatras, les vaches ne l'entendent pas de cette... corne ! Vous ne passerez pas ! Une vache gratte le sol de sa patte, baisse la tête prête à foncer sur nous.
Ses
grandes cornes de plus de 30cm chacune dirigées vers nos frêles poitrines... Il faut tout de même continuer notre route ! Raymond s'arme d'un bâton aussi robuste qu'une allumette, passe le premier
et se met en travers de la route de la vache qui hésite. Vanessa entreprend alors une savante marche derrière un arbre mais... au travers de ronces aux épines piquantes. Vanessa sortira sauve de
cette situation mais pas vraiment saine car couverte de griffes sur toutes les jambes ! A présent on en rit de ce moment douloureux mais sur place, notre coeur faisait boum boum ! Les lions et
lionnes ne représentaient rien à côté de ces deux affreux bovins peu délicats avec nos paisibles
personnes ! Nous l'avons échappé belle...Après quelques km marchés vers l'amont, retout vers le camping. Et là, à 500m d'où Raymond hier encore se baignait, deux superbes spécimens de crocodiles nous observent du milieu de la rivière. Valait mieux ne pas mettre l'orteil dans l'eau. Pendant de nombreuses minutes nous avons observé les animaux qui, tels des bouts de bois flottants, restaient en surface pendant quelques secondes. Puis sans bruit, sans remous, s'enfonçaient dans l'eau et disparaissaient pour réapparaitre un peu plus loin... Photos bien sûr.
Pour nous remettre de nos émotions, arrêt au bar local pour une bonne et bien méritée bière ou limonade. Et là, tout le monde voulait se faire photographier avec Vanessa. La demande de toutes ces personnes était simple : "nous sommes pauvres, nous avons besoin de chaussures et de vêtements, s'il vous plait aidez-nous". Nous leur avons donné quelques vêtements et leurs mercis étaient sincères.
A nouveau dans le camp, Raymond décide de défier les crocodiles. Comme ils sont 500m plus haut, qu'aucun d'entre eux ne semble présent proche du camp, le barbu sans barbe (enfin pas encore ce jour-là, vous comprendrez plus tard pourquoi...) se relance à l'eau et incite Vanessa à faire pareil. A 17h, Vanessa ira elle aussi nager dans la rivière... Bravo ! Mais aussi quelle inconscience ! Avec le recul on se dit que l'on a été un peu fou. Nous avons survécu aux dangers des vaches, nous aurons aussi bravé vaillamment et avec succès le péril des crocos !

Nous retournons à la cascade pour de nouvelles photos, sous une autre lumière. Ensuite marche jusqu'au "magasin" Himba où Vanessa achète quelques souvenirs, c'est cher mais c'est pour le peuple Himba.
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