15 octobre, Ongongo

6h20, un véhicule venu d'on ne sait où arrive bruyamment dans le camping. 5 adultes en débarquent... ils font un bruit pas possible. Tout le camping, c'est-à-dire les 3 couples présents, est réveillé. Inutile de dire que nous ne sommes pas contents... Ces 5 toursites sans-gênes refusent même de payer l'entrée au garde ! Il y a vraiment des malotrus partout !

Comme nous sommes réveillés, nous prenons notre douche... froide ! Depuis deux jours, sans miroir, Raymond ne se rase plus... Pour faire bonne figure malgré tout, Raymond file dans la piscine naturelle de Ongongo et s'y baigne à nouveau. Photos du site.

La matinée sera consacrée à remonter la rivière vers la source de Warmquelle qui devrait se trouver quelques 500m plus haut. Dans cette direction, un grand bruit soudain... des dizaines de babouins quittent leurs arbres, remontent la colline puis traversent la petite vallée et vont se mettre hors de portée des deux étrangers (càd nous mêmes ) sur l'autre versant. De là, les babouins nous observent. Comme nous les savons parfois très agressifs, nous sommes prudents et constatons qu'à chaque coup de flash, ils ont peur; nous voilà rassurés, nous avons un moyen pacifique de nous protéger. La source, nous devriions dire d'ailleurs les sources tant l'eau suinte de partout, est chaude comme son nom nous le promettait. Cela fait du bien d'y mettre les pieds, mais il n'y a pas assez de profondeur pour s'y baigner... En redescendant, nous appercevons de belles et tentantes vasques d'eau transparente et verte. Raymond ne fait ni une ni deux... tout nu, il plonge dans ces vasques. Quel plaisir, il se croyait revenu à l'époque des hommes préhistoriques.

Par la même occasion, des inséparables viennent s'abreuver. Nous profitons de cette aubaine pour faire moisson de photos plus vivantes les unes que les autres. Il faudra, hélas, quitter ce beau coin de verdure et de paix pour poursuivre la route.

Direction Palmwag. La route est courte, à peine 90km. Un beau camping nous avait-on promis... Grosse déception en arrivant sur place. Les lodges sont luxueux par contre le camping semble délaissé et les communs sont dans un triste état. Les portes des toilettes et des douches ne ferment plus, les miroirs brillent par leur absence, les murs sont délabrés et le sol est sale... A croire que les campeurs ne rapportent pas assez comparativement aux occupants des lodges !

Heureusement nous avons pour la première fois depuis plusieurs jours, un réseau téléphonique et nous en profitons pour donner de nos nouvelles à la famille. Bien sûr pas d'internet... denrée rare ici aussi. La petite piscine, à l'eau très froide, nous rafraîchira malgré tout. Le soir, nous décidons de manger au restaurant, sur place. Mais le souper chaud, avec tout le personnel débordé par le bar et ses visiteurs assoifés, arrivera... froid ! Dommage car la viande d'oryx était bonne et le vin sud-africain délicieux. Grosse déception donc que ce logement dans lequel nous avons réservé deux nuits. Si l'on avait su...

Pour oublier tout cela nous irons dormir en attendant les éléphants du désert, habitués à passer dans le camp. Même eux feront défaut ! Et notre profond sommeil appaisera nos déceptions.

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