21 octobre, direction la mer !

Ce matin, départ avec bien du regret. Celui de quitter ce peuple attachant, accueillant, sympathique : les Damaras.

A peine quitté le camp, nous appercevons des maisons originales. Elles sont faites en murs de... canettes (coca, fanta, etc.) et chapeautées d'un toit en tôles ondulées ! L'une d'entre elle est certainement de construction récente, par contre sa voisine fait peine à voir avec des canettes complètement rouillées ! Qu'importe, cela abrite malgré tout !

Et à quelques centaines de là, une maison construite tout en dur avec un mur noir et blanc, tout zébré... comme un zèbre ! Un peu plus loin, les bouteilles de bières sont dressées, tenues par un mortier fabrication locale, pour former les parois de la maison !

Bizarre mais tous les matériaux sont ainsi récupérés pour une nouvelle vie.

La route est longue vers la côte et relativement monotone car le paysage devient plat. Au loin nous devinons la présence de l'eau car si nous sommes sous un soleil éclatant, il y a à des kilomètres de distance un écran de brume parfaitement visible... l'air froid de la mer heurte de plein front le vent chaud venant du désert. Il s'agit bien en effet d'un désert dans lequel nous avons pu voir une seule autruche ! Comment fait-elle pour survivre ? Mystère car ici, il n'y a plus que du sable à perte de vue et quelques rares touffes d'herbes sèches.

Puis tout à coup, surgit un peu comme un mirage, quelques maisons et palmiers qui se distinguent au bout d'une très longue ligne droite de 88km. C'est la petite ville de Hentiesbaai. Un carrefour, des maisons sans étages sur plusieurs centaines de mètres vers la mer... Cela ne présente pas un grand intérêt et nous remontons immédiatement vers le Nord en direction de Cape Cross et la célèbre colonie d'otaries... Environ 70km pour les voir ! Et idem dans l'autre sens... J'insiste sur la distance car parcourir une telle distance pour admirer ces animaux, il faut vraiment être mordus . En effet, après avoir longé les marais salants, nous apercevons l'entrée de la réserve naturelle... Un peu d'argent faisant du bien
à l'économie locale, c'est 9 euros qui nous sont ainsi subtilisés d'un coup.

Et franchement, pour voir ainsi des grappes d'animaux placides, qui plus est, éloignés du minuscule "circuit" longeant la plage, c'est cher payer ! Ces otaries passent leur temps à protéger leurs petits (les femelles) ou leur harem (les mâles), à plonger à la recherche de nourriture ou à... dormir sur la plage. Cela sent mauvais, on peut même dire que cela pue. Les cris des bébés ressemblent au cri d'un bébé humain... mais les vieux mâles qui attaquent les
plus jeunes cherchant à conquérir une femelle se font entendre nettement plus fort ! Bref, nous qui verrons des otaries à Walvis Bay le lendemain, là aussi en grand nombre, nous trouvons que cette visite était superflue et en tout cas surfaite par rapport à ce que nous espérions voir et la dépense d'énergies (km, carburant, temps) pour cela, vaine.

Vers 14h, à l'intérieur de la réserve et à un kilomètre environ de la colonie d'otaries, nous nous arrêtons pour manger au bord de la mer. Un pied dans l'eau nous fait comprendre que la température de l'océan n'est pas faite pour nous : 14° seulement nous dirons les habitants de Swakopmund ! Nous resterons d'ailleurs chaudement habillés afin de ne pas nous enrhumer. Un comble en Namibie ! Le repas, par contre, nous réchauffe avec une vue magnifique sur l'océan dont les vagues répètent inlassablement les mêmes mouvements et reposent nos esprits nomades.

Retour sur nos pas avec un arrêt pour admirer les concrétions salées provenant des marais salants tout proches. Plusieurs dizaines de vieux tonneaux rouillés, disposés tous les 100m le long de la route, servent de table d'exposition pour ces amas de sel qui sont en vente... entre 100 et 300 $N selon la dimension ! Une tirelire vous permet de mettre la somme correspondante à ce que vous achetez. Mais il n'y a personne pour contrôler. Ici les autochtones doivent être tous honnêtes !

Arrivée en fin de journée à Swakopmund, Swakop comme l'on dit ici. Le lodge, Brigadoon Cottage,
est luxueux et confortable. L'accueil est chaleureux. Ce sera donc deux bonnes nuits à passer dans un vrai lit et pour Raymond, l'occasion d'enfin raser sa barbe de 6 jours ! Et, bien entendu, de quoi remplir le frigo en ce compris le chocolat à tartiner pour Vanessa.

Le soir, repas dans un excellent restaurant, le Light House Pub en front de mer. Raymond choisira un poisson des mers profondes (un régal) et Vanessa... une lasagne qui ne devait plus être très fraîche car le lendemain fut un calvaire pour l'estomac patraque de la jeune dame au visage bien pâle...

La nuit fut reposante et réparatrice.



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